Fin des soldes d’été début août dans la majorité des départements

Un calendrier aussi variable qu’un thermomètre en juillet : cette année, les soldes d’été ne jouent pas la carte de l’uniformité. Si la plupart des départements ont lancé l’opération dès le 25 juin, l’heure tourne désormais pour les chasseurs de bonnes affaires, car la grande braderie estivale ferme bientôt ses portes. Encore quelques jours pour profiter de rabais alléchants, alimentés par des stocks gonflés à bloc après un début d’année timide dans le secteur de l’habillement.

Dans la pratique, deux dates retiennent l’attention : le samedi 2 août, notamment pour Paris, et le mardi 5 août, comme c’est le cas à Lyon. Mais la carte de France des bonnes affaires ne se lit pas d’un seul coup d’œil. Certains territoires, où les démarques ont commencé plus tard, offrent un sursis. Les Alpes-Maritimes, l’Aude, l’Hérault, les Bouches-du-Rhône, la Charente-Maritime et le Vaucluse prolongent les étiquettes barrées jusqu’au 12 août. En Corse, le rendez-vous se termine encore plus tard : les deux départements insulaires maintiennent les hostilités commerciales jusqu’au 19 août.

Pour ceux qui résident en Côte d’Or ou dans les Côtes d’Armor, la fenêtre de tir est plus étroite. Les armoires devront se remplir sans attendre : le rideau tombe dès le samedi 26 août pour la Côte d’Or, et le mardi 29 août pour les Côtes d’Armor. Mieux vaut anticiper si l’on vise une garde-robe renouvelée à prix cassés.

Du côté des professionnels, le bilan reste en demi-teinte. Selon les premiers chiffres publiés par l’Institut français de la mode (IFM), les ventes de vêtements ont progressé de 3 à 5 % en moyenne sur les deux premières semaines. Mais ce rebond cache de fortes disparités : certains rayons tirent leur épingle du jeu, à commencer par celui de l’habillement masculin qui a enregistré les résultats les plus solides.

Un autre éclairage est apporté par l’étude du Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie et des services (Crocis) de la Chambre de Commerce de Paris, consacrée aux soldes d’été 2008 dans la capitale. Selon ce document, 51 % des commerçants parisiens se disent déçus. Pour eux, la période des promotions n’a pas suffi à compenser un premier semestre difficile. Deux coupables principaux sont pointés du doigt : le pouvoir d’achat des ménages sous pression et une météo capricieuse, qui ont freiné l’enthousiasme des acheteurs.

Pour ceux qui souhaitent vérifier les dates précises dans leur département, toutes les informations sont disponibles sur le site officiel : www.dgccrf.bercy.gouv.fr

À chaque fin de soldes, une même scène se répète : vitrines dépouillées, étiquettes oubliées, et cette impression, fugace, d’avoir raté un bon plan ou d’avoir fait la bonne affaire au tout dernier moment. Le compte à rebours s’achève, mais la saison des bonnes trouvailles, elle, ne s’arrête jamais vraiment.